NeuroVoider, le test sur Switch

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Derrière NeuroVoider et le studio Flying Oak Games se cachent seulement deux personnes (un graphiste et un programmeur) qui ont réalisé un shoot 2D tout en pixels sorti en septembre 2016 sur Steam. A l’époque, le titre paraissait intéressant et on attendait avec impatience une version PS Vita qui n’est pas venue (pour le moment ?). Quand finalement un an après Playdius a édité une version Switch, on s'est jeté dessus pour le tester.

 

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Un niveau avec des plaques de verglas...

Le concept de Neurovoider est un prétexte a shooter tout ce qui bouge. Vous êtes un cerveau qui a réussi à sortir d’une cuve de laboratoire dans un monde futuriste pour prendre possession d’un robot et dézinguer toutes les autres boîtes de conserve qui s’opposent à vous.

Trois types de robots sont à votre disposition :
Dash, rapide qui peut esquiver les balles ;
Rampage, un juste milieu qui est cable de vider ses chargeurs d'un coup un seul ; 
Forteresse, résistant et disposant d’un super-bouclier mais plus lent.

Il est également possible de lui associer une capacité spéciale parmi vingt-sept. Deux armes ainsi que trois éléments du robot peuvent être modifiés : sa vision, son énergie/blindage, et sa vitesse de déplacement. Du coup, les modes de jeu peuvent radicalement changer d'une partie à une autre en fonction de ce que l'on a choisi. 

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L'interface de gestion de votre équipement entre chaque niveau. 

A vous de ramasser un maximum de butin au cours des niveaux pour votre robot que vous améliorez à votre guise. Cette diversité se retrouve dans les ennemis. Les développeurs annoncent pas moins de 8736 variantes (on veut bien, mais ça ne saute pas aux yeux).

Vous enchaînez les niveaux générés de manière aléatoire. A chaque fois l’aspect graphique peut changer avec des environnements de type laboratoire, prairie, glace. En revanche, certains de leurs noms n’évoquent pas vraiment leur rendu à l'écran. Par exemple fourneau (Furnace) ou cimetière (Graveyeard)... Ces environnements présentent chacun trois caractéristiques : la taille des donjons, la puissance des ennemis et la quantités d’objets différents.

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Les boss toujours un peu sur le même modèle.

Au final, l’aspect graphique de Neurovoider est très orienté pixel art. Cependant, en dépit de la grande variété d'ennemis annoncée et les configurations variées des niveaux, l’aspect général donne souvent une impression de déjà vu.

La musique électronique composée par Dan Terminus, directement issue de l’album The wrath of code, se marie à la perfection avec le jeu, lui donnant un punch et une vitalité supplémentaires.

Les contrôles font appel aux deux sticks de la Switch : un pour bouger le robot et l’autre pour orienter le tir matérialisé par un viseur. L’animation est fluide et la maniabilité vraiment parfaite. En revanche, le poids de la console fini quand même par peser lors des sessions longues.

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La carte en surimpression dans un niveau plongé dans l'obscurité .

La difficulté est au rendez-vous notamment la progression, chaque mort étant définitive. Trois modes de difficulté vous sont proposés (Arcade/facile, Rogue/normal et Voide/difficile). 

Le jeu permet jusqu’à quatre joueurs simultanés, mais pour des raisons de visibilité, gardez cette possibilité pour la TV. Les collisions avec certains éléments du décor et les tirs ennemis ne sont pas toujours très visibles si vous jouez à deux sur l'écran de la Switch ou à quatre sur la télévision. Reste que NeuroVoider se prête à merveille aux soirées bières entre ami(e)s.

Note
8/10

NeuroVoider est un shoot arcade qui a les limites de son genre : répétitif tant au niveau graphique que du gameplay. Pourtant, c’est un plaisir qu’on aurait tort de bouder. Bien réalisé, maniable et très convivial à plusieurs ou pour de petites sessions de jeu courtes en solo, il dispose d’une rejouabilité infinie. Les amateurs peuvent y aller les yeux fermés.

 

 

Présentation de l'auteur : Kuk

  • Kuk

    Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Du même auteur : Kuk

 

Mots-clés: Kuk, Arcade, Shoot'em up, Nintendo Switch

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